Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 22:47
Samedi 3 mai.

Départ pour Lattaquié et le château de Saône.
Sur le chemin de la gare routière, je m'achète une sorte de croissant que je machouille sans grand enthousiasme.

Lattaquié.

Commençons par le pire, ma chambre. C'est vraiment pas un palais des mille et une nuit, mais elle a au moins l'avantage de ne pas être chère (600 £ syrienne), et le patron, un grand amateur de Tintin est vraiment sympa, et me donne plein de conseils  pour me rendre au château de Saône.































































Me voilà donc parti.

La gare des microbus de Lattaquié, pour me rendre jusqu'au village d'Al-Haffeh, puis taxi jusqu'au château.




















Le château de Saône ou qalaat al Sahyoun ou même encore qalaat Salah al Din.

Bâtie sur une crète rocheuse de plus de 700 mètres de long entre deux ravins, cette importante citadelle contrôlait les voies d'accès entre la plaine de l'Oronte et la côte par le col de Bdama.
Phénicienne, puis byzantine, elle fut prise lors des invasions arabes au VIIe siècle, les Byzantins la reprennent au Xe siècle et y bâtissent une ville.
Ils l'entourent déjà de trois enceintes succesives et commencent à creuser le fossé sur son flanc non protégé.
Prise par les Francs aux alentours de 1119 elle est donnée à la famille des Puylaurens.
Les Francs finissent de creuser le fossé qui atteindra 28 mètres de profondeur, 15 de large et 156 de longueur.
Le château appartiendra un temps à la famille de Saône d'ou provient son nom, le nom de qalaat Salah al Din ne lui serat donné qu'en 1957 par ordre du gouvernement Syrien.
Ce château, le plus grand bâti par les Croisés, ne fut jamais confié à un ordre majeur. Aprés la bataille de Hattin, qui vit le massacre de la chevalerie franque, Saladin s'en empara en 1188 aprés seulement quelques jours de combat. S'en suivit une succession d'occupations arabes jusqu'à son abandon.






Une vue de l'arrière du site, en fait la basse cour.
C'est par là que sont passées les troupes de Saladin pour prendre le château, les murs étant beaucoups moins hauts et épais.

(Vue depuis la caféteria de l'autre côté de la vallée.)












L'aiguille de pierre qui supportait le pont levis (1) (10). 
Regardez bien à sa base sur la gauche, on voit la silhouette d'un homme appuyé contre, ça vous donnera une idée de la taille de l'aiguille.
L'arrivé au château se fait par cette route, et aux détour d'un virage la première chose que l'on voit est cette aiguille. On est d'emblé saisi par sa taille et immédiatement aprés, par celle du fossé, bien que le terme de ravin convienne mieux à mon avis.





















La tour sud-est et la tour rectangulaire (5), remarquez que le fossé suit les contours des fortifications.

























































La tour porte (2)

































La mosquée (3) avec son minaret carré, batie en 1188 par Saladin. Le palais Ayyubid (12), et le hammam (13), avec en arrière plan la citadelle byzantine.


















Le donjon (8)

























Le pilier de la salle haute du donjon. Pour vous donner une petite idée de sa taille, chaque pierre fait environ 80 cm d'épaisseur, et presque 2 mètres de long.
Le pilier de la salle du rez de chaussée, fait environ quatre fois la hauteur de celui-ci.













L'intérieur de l'enceinte franque, avec au fond l'entrée des écuries.






















Les écuries, ou salle des piliers (7)
























L'extérieur de l'enceinte franque.
























Une vue du haut du donjon.
























Et une autre vue du haut du donjon, en dessous ce sont les écuries.






















Je suis resté près d'une demi heure assis à comtempler ce paysage. J'étais au niveau du N° 17 (sur le plan), et ce que vous voyez au centre c'est la chapelle de la basse cour.

Cet endroit était vraiment trés calme et reposant, et je dois dire que j'ai eu un peu de mal à en partir.










Mais bon il faut bien se faire une raison, et retourner à l'hotel. Je décide de faire le chemin du retour vers la petite ville d'Al-haffeh à pied.

Le plus dur est de faire la descente dans le fond de la vallée, et ensuite de remonter. Mais la visite du château m'a gonfler à bloc et puis j'ai envie marcher.

En fin de compte ce n'était pas si dur.
Une fois de l'autre côté j'ai pris un thé à la caféteria d'où on a une vue superbe sur le château (photo 1), et je me suis imprégné du paysage.

J'ai repris ma marche doucement, en savourant toute les sensations qui s'offraient à moi, comme les bruits le souffle du vent, le parfum des figuiers ...

Et là, un vieux monsieur sur une petite moto s'arréte à côté de moi, et me propose de m'amener moyennant la somme de 25 £ syrienne.

Bien entendu j'ai tout de suite accepté. Non pas pour ne plus avoir à marcher, mais parce que je trouvais tout simplement génial que ce monsieur s'arrête là comme ça et me propose de me ramener. Et puis eh 25 £ ...

J'ai donc fini le voyage de retour vers Al-Haffeh à l'arriére d'une petite moto conduite par un vieux monsieur fort sympathique.

Une fois arrivé, je lui demande son prénom (que j'ai malheureusement oublié), la main sur le coeur, je le remercie donc en l'appelant par son prénom, et je lui donne ces 25 £.
J'ai senti à ce moment là comme un courant passer entre nous, et j'ai cru lire dans ses yeux le remord de me prendre 25 £. Un peu comme si mon geste (fort simple au demeurant) l'avait intimement touché.
Nous nous sommes quittés sur une chaleureuse poignée de main et un grand sourire, et je suis reparti vers Lattaquié le coeur débordant de bonheur.

Petite promenade nocturne dans les rues de Lattaquié, où comme à Tartous l'ambiance est fortement occidentalisée, on se croirait presque sur la côte d'azur.

Prochaine étape Alep.


Par Hugues de Saint Martin
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 20:44
Jeudi 1er mai.

Aujourd'hui une dure journée m'attend, je n'imagine pas encore à quel point elle le sera.

Pour commencer, ma première expérience réelle en microbus, mais c'est quoi un microbus ?

C'est ça, les deux petit bus sur la droite, et bien on monte quand même à 18 la dedans.
Evidemment on est un peu serré, mais l'ambiance est extraordinaire, imaginez un peu que tous les gens se parlent comme s'ils se connaissaient !
Faites la même chose avec votre voisin dans les transports en commun en France, il va vite vous prendre pour un fou ou un enquiquineur.
Encore mieux, les passagers , surtout ceux au fond du bus, font passer un billet de banque de main en main jusqu'au chauffeur, et la monnaie leur revient de la même manière.
Petite précision à propos des microbus, ils n'ont pas d'horaires de départ, on part qu'en le bus est plein, mais ça va très vite.
Le microbus va partout, et il s'arrête partout dés lors qu'on demande au chauffeur de s'arrêter. C'est un excellent moyen de locomotion à un prix défiant toute concurrence.

J'ai demandé au patron de l'hotel si il était possible de visiter la citadelle de Masyaf et le château de Marqab dans la même journée. D'après lui non, mais je vais quand même essayer.
Je prends donc un microbus pour me rendre à la citadelle de Masyaf, le fief des Ismaéliens en Syrie, plus connu sous le nom de "secte des assassins" pour en savoir plus: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nizârites

Le château de Masyaf.



Pour la visite du château, je vous mets les photos un peu en vrac parceque je n'ai pas d'info contrairement au Krak des Chevaliers.
J'espère néanmoins que vous pourrez vous faire une bonne idée de ce que fût cette forteresse.

Petite dédicace à mon ami Thibault, ces photos sont en grande partie pour lui.

Allez hop c'est parti.












































































































































                                     














































































Masyaf vue depuis la citadelle ...
























... et de bien plus bas dans la rue.
























voilà, c'est à partir de ce petit "resto" que la journée va commencer à devenir dure. Oh, bien sûr au début rien de bien grave, mais plus tard dans la soirée aïe aïe aïe.
Enfin bref, je me suis arrêté pour manger, au moment de partir, je règle mon addition, et le patron me demande d'où je viens. Je lui réponds "que je suis Français" ( ana fransawi), et il me propose un café que j'accepte bien volontier.
Punaise il est fort leur café, et avec la cardamome c'est un peu particulier, bon, mais particulier. Evidemment je lui demande combien coûte le café, rien me répond t-il, c'est cadeau de la maison. Si c'est pas de l'accueil ça ?

Retour à la gare routière, et microbus pour le château de Marqab.

Durant le trajet, un papy trés sympathique essaie de discuter avec moi, en mélangeant l'anglais (un peu) et l'arabe (beaucoup).
J'arrive à comprendre qu'il est chrétien, qu'il y a apparement beaucoup de chrétiens dans le coin, et qu'il m'invite chez lui pour prendre le thé. Il me demande aussi si je crois en Dieu ? Aïe, je lui réponds que j'essaie d'abord de croire en l'homme avant de croire en Dieu. Pas sûr qu'il est bien compris ce que je voulais dire.

Nous descendons du microbus dans un petit village et faisons quelques dizaines de mètres à pied. Comme je lui explique que je voudrais me rendre au château de Marqab ensuite, il me conduit à la gare routière en m'expliquant que c'est le dernier micobus pour aller à Banyas, et que de là j'en trouverai facilement un autre pour aller au château de Marqab.
Je le quitte sur une bonne poignée de main et un grand sourire, avec la déception de ne pas avoir pu savourer un thé en sa compagnie.

Petites anecdotes:
- Dans le microbus (plein à craquer) qui m'emméne vers Banyas, je surprends la jeune fille assise sur la banquette devant moi, à me regarder par l'intermédiaire du rétroviseur intérieur (par curiosité ?). Comme un jeu, je guette son regard et lui réponds par un sourire. Manque de chance, le chauffeur se rend compte de tout et derègle son rétro.
La personne à côté de moi engage la conversation, je lui réponds " je suis désolé, je ne parle pas l'arabe " (ana asif, laatkallem al arabi).
A partir de ce moment, il s'est lancé dans une sorte de monologue qui faisait rire tout le microbus, je sentais bien qu'il parlait de moi, mais en même temps j'avais la conviction que ce n'était pas méchant. D'ailleurs à sa façon de me saluer quand il nous à quitté, j'ai bien vu qu'il y avait plus d'humour qu'autre chose dans le ton et les gestes, j'ai d'ailleurs moi aussi bien rigolé.

Le château de Marqab.


Première vision en arrivant, les remparts est sont vraiment très impréssionnants, peut être même plus que le Krak des Chevaliers.
Bâti sur un ancien volcan dont ses pierres sont issues, il est aussi noir que le krak est blanc.
De là-haut, une superbe vue sur la vallée, la méditerrannée et ... le complexe industriel de Banyas.

En 1062 un seigneur musulman local édifie le premier château.

Il est d'abord pris en 1104 par les Byzantins.

Puis en  1109,Tancréde de Hauteville l'enlève à son tour.

Il tombera ensuite entre les mains de la famille Masoier qui le gardera jusqu'en 1185. Mais une telle forteresse coûte terriblement cher, et la famille Masoier s'en sépare en 1188 en la vendant aux Hospitaliers.
Ces derniers en feront leur quartier général en Syrie.
Saladin tente de l'assiéger, puis renonce, pensant la forteresse imprenable. Le  château de Marqab sera d'ailleurs un des rares territoires restant sous le contrôle des Croisés après les conquêtes de Saladin.

En 1205, le sultan D'Alep, Malik Zahir Gazi envoie une armée qui détruit les tours d'enceinte de Margab mais il se retire quand son général est tué d'une flèche.

Au début du XIIIe siècle, Margab, est à l'apogée de sa puissance militaire. Les Hospitaliers ont une garnison de mille personnes et des vivres pour cinq années.

En 1269 et 1270, Margab repousse les assauts du sultan Baybars.

En 1281, Margab est assiégé par une armée de 7000 hommes. Les Hospitaliers ne sont que 220 chevaliers et 200 fantassins. Après une sortie dans laquelle ils ne perdent qu'un seul chevalier et 12 sergents, ils mettent les musulmans en fuite.

En avril 1285, presque un siècle après la tentative de Saladin, le sultan Qalaoun  prend la forteresse après un travail de sape qui a fait s’effondrer un partie des remparts. Les Mamelouks laissent les Hospitaliers partir en emportant tout ce qu’ils pouvaient.

 



La tour porte, l'entrée quoi ;o))



















































Remarquez la feuillure où coulissait la herse, et l'épaisseur du mur.

































Détail de la feuillure.
































Un des deux fours à pains.


































Une des grandes salles avec un puit, les citernes sont toujours remplies d'eau.






















Le château est un vrai labyrinthe où l'on se perd aisement, avec ses passages étroits et  ses salles sur plusieurs niveaux.
































La chapelle vue de l'exterieur ...

























;;;Et de l'intérieur, construite par les Hospitaliers à la fin du XIIe siècle.

































Un restant de fresque dans la chapelle. Aller à la messe avec une deco pareil devait être un vrai plaisir brrrr...





















Dans la sacristie d'autres fresques bien plus sympathiques représentant les douze apôtres.























































Paysage depuis l'ancien village au nord du plateau.























Les remparts ouest.



















































La tour sud.
























Me voilà sur le chemin du retour vers Tartous, sauf qu'il n'y pas de bus au départ du château, il faut en arreter un sur la route.
Pas grave, Banyas n'est qu'à 6 kilomètres à pieds, facile (ben voyons).
Au bout de 1 ou 2 kilomètres je tente le stop, et puis mon estomac commence à gargouiller bizzarement, mais rien de bien inquiétant.
J'ai été pris dès la première voiture, incroyable, ça ne m'est jamais arrivé en France.
Mon chauffeur me dépose à Banyas sur la route pour Tartous, je n'ai plus qu'à attendre qu'un bus passe. En attendant je remarque une enseigne pour une salle de gym.

Vous l'avez reconnu ?

Mais si voyons, regardez bien. C'est Schwartzeneger !!
Marrant non!

Sous l'enseigne, un groupe de personnes prenait le café tranquillement, étant de l'autre côté de la route, au début ils ont cru que c'était eux que je voulais prendre en photo et m'ont exprimé leur désaccord.
Après leur avoir exliqué que je prenais l'enseigne en photo, ils ont rigolé et m'ont invité à prendre le café avec eux.
Mais j'ai dû les quitter rapidement, mon bus arrivait.

Je passe le reste de la journée à me promener dans la ville de Tartous, qui ne présente vraiment aucun intêret, un peu partout des immeubles en chantier dont on ne sait pas si ils sont en construction ou en démolition, même le bord de mer est triste.

Le soir venu, les bars et restaurants du bord de mer s'animent, ambiance trés occidentalisée pour beaucoup, très peu de femmes porte le voile, et dans certains bars on les voit même en groupe fumer le narguileh, activité "en principe" réservée aux hommes.

Je rentre à l'hotel pour me reposer un peu, demain départ pour Lattaquié normalement, je dis bien normalement parceque je sens depuis le début de l'aprés midi que mes intestins ne fonctionnent pas normalement. Saint Immossel priez pour moi.
Et effectivement, vers 23 h c'est le début des hostilités, je vous passe les détails, ceux qui ont déjà eu une grosse tourista comprendront, aux autres je laisse le soin d'imaginer.

Vendredi 2 mai.

Je voulais filer sur Lattaquié, mais je vais rester une journée de plus à Tartous histoire de me refaire une petite santé.
Aujourd'hui c'est jour de prière, et les rues d'habitude débordantes d'activité sont désespérement vides.
Je me suis trainé dans un état pas possible, en fin de matinée retour à l'hotel pour un petit somme, je suis vraiment fatigué.
13 h, je ressors prendre un peu l'air, et essayer de manger un peu.
Je vais jusqu'au bord de la mer en espérant que l'air marin me fasse un peu de bien, et puis en fin de compte j'ai pas faim.

Vers 20h30 mon estomac se manifeste, ce qui est plutôt bon signe, sauf que j'ai vraiment du mal à avaler quelque chose de solide.

Retour à l'hotel pour une bonne nuit de sommeil, on verra demain.
Par Hugues de Saint Martin
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 23:14

Mecredi 30 avril.

Mon chauffeur de microbus est venu me chercher à l'hotel, vraiment trop fort. Il n'a pas hésité à venir de Homs pour m'emmener à Tartous, maintenant qu'il est là, difficile de lui dire de repartir, en plus il est plutôt sympa et à force de gestes, d'arabe et d'anglais on arrive à bien rigoler (surtout devant la tête de l'autre quand il ne comprend pas ce que l'un de nous veut lui dire). Aprés avoir négocié le prix "raisonnable" du transport, je fais un premier arrêt au Krak pour y refaire un dernier tour.


Croisée d'ogives dans la salle des chevaliers.























Citation en latin dans l'épaisseur d'une fenêtre qui dit ceci:

Que tu aies l'abondance
Que tu aies la sagesse
Que la beauté te soit donnée
Mais garde toi de l'orgueil qui ternit tout ce qu'il approche.


C'est joli non , et tellement vrai !
























Le Qalaat al-Arayma.

Planté sur une colline boisée d'oliviers et de chênes, il ne reste malheureusement pas grand chose de cette forteresse, et n'offre donc pas un intérêt particulier si ce n'est d'être à mi chemin entre le Krak et Tartous, il aurait été dommage de ne pas m'y arréter.
Petit détail sympathique, il semblerait bien que les ruines de la forteresse soit le lieu favori des jeunes du coin pour venir y folâtrer.

On ne connait pas la date de construction de cette forteresse dont le but était la défense de Tartous. On sait par contre qu'en 1148 la place appartenait  au comte de Tripoli Raymond II, arrière petit-fils du grand Raymond de Saint-Gilles, comme en témoigne l'épisode suivant.
Durant cette année 1148 donc, le comte de Toulouse, Alphonse- Jourdain et son fils Bertrand, vinrent en Syrie pour exprimer leurs droits sur le comté de Tripoli, en temps qu'heritiers occidentaux de Raymond de Saint-Gilles.
Raymond II, loin d'être en accord avec les vues et prétentions du comte de Toulouse et de son fils, fait empoisonner Alphonse à Césarée.
Bertrand , peu de temps aprés le décés de son père, décide néanmoins de s'implanter dans le comté en s'emparant d'Arima.
En septembre, pour se débarrasser de cet importun, Raymond II n'hésite  pas à faire appel Au Sultan Nur al-Din.
Bertrand se défendit vaillamment mais dut se rendre et croupit 12 ans dans les geôles alépines .

En 1171, leSultan Nur al-Din s'empare de nouveau de la citadelle.
Le site appartient ensuite aux Templiers, plus aptes à défendre ce genre de position exposée.
Saladin l'occupe temporairement en 1187, et sera définitivement perdu en 1291.

Les vestiges de cette citadelle, se limitent malheureusement à quelques pans de murs et moignons de tours émergeant ici et là de la végétation.


Vue du site depuis la route.
























En haut de la tour sud ouest avec au fond la mer.






















D'ailleurs puisqu'on en parle, la tour sud ouest.























Une salle voutée vue de l'intérieur ...
























... et de l'extérieur.


























Un étonnante marque, un M surmonté d'une croix sur le parement extérieur de la salle voutée.






























Une pierre de réemploi portant des inscriptions en grec, provenant certainement de la démolition d'un ancien temple.



















TARTOUS (Tortose) la vieille ville.

Il ne reste aujourdh'ui malheureusement pas grand chose de l'ancienne citadelle des Templiers qui fût pourtant l'une des plus importantes édifiée par ces derniers.
La ville fût d'abord prise en février 1099 grace à la ruse de deux chevaliers de la suite du comte de Toulouse, Raymond de Turenne et Raymond Pilet.
Alors que la place était gardée par une forte garnison, ils allumérent à la nuit venue, de nombreux feux pour faire croire à une grande armée. Les défenseurs de la ville croyant avoir à faire à bien plus fort qu'eux, s'enfuirent en abandonnant la ville aux croisés.
La cité ne devait pas alors revetir une grande importance, puisqu'il ne devait y rester qu'une faible garnison, si bien que la ville fut peu de temps après reconquise par les Banû Ammar de Tripoli.
En février 1102, aidé par une flotte Génoise, Raymond de Toulouse reprendra la ville.
En 1152, Nur al-Din enleva momentanément la ville, les Templiers la reprennent et consolident l'ensemble. Excellente idée, car la ville sera attaquée sans succés en 1180 par une flotte égyptienne, puis, du 3 au 11 juillet 1188,  c'est Saladin qui viendra mettre le siége devant la ville, il saccagera la ville basse, mais échouera devant le donjon défendu avec acharnement par les chevaliers du Temple.
En 1282, un accord signé entre le sultant Qalaoun et les templiers stipule que Tartous et sa région reviennent aux mains des Templiers, à condition qu'ils s'engagent à ne pas reconstruire les forteresses alentours.
Cette paix précaire trouvera son épilogue en 1291 avec la chute définitive de la citadelle.

A savoir que la dernière possession templière sera l'île d'Arwad, à quelques centaines de mètres au large de Tartous. Cette île sera perdue à son tour en 1307, date fatidique.

Que reste t-il aujourd'hui de ce qui fût pourtant l'une des plus importantes places fortes édifiées par les Templiers ?
Trés peu de choses en fait, la vieille ville est occupée par un quartier populaire, où se mêlent constructions médiévales et modernes dans un imbroglio surréaliste, et il est difficile de dire à quoi se rapporte tels ou tels pans de mur ou vestiges de salle.

Je vous laisse juge.







Une porte, oui enfin là c'est pas trop dur non plus.























Les remparts côté mer.


















































































































































































La réincarnation d'un chevalier du temple peut-être.

















Au hasard des rues lors de la recherche des vestiges ...

































































Ah ! Il semblerait que ça lui colle sous la semelle au monsieur ...




















... une rencontre des plus sympathiques, ils voulaient absolument que je les prennent en photo.
Et franchement je suis bien content de l'avoir gardé cette photo, ils sont vraiment super tous les deux.
De plus je trouve qu'elle représente le visage de la Syrie "jeune et souriante", mais attention, avec papa qui veille sur son scooter.
manquerait plus qu'il s'appel Bachir.






Ma chambre d'hôtel est moyenne mais pas trop cher, 600 livres sans le petit déj. Par contre les draps sont vraiment courts, et j'ai l'impression d'avoir un parpaing en guise d'oreiller, c'est mon kiné qui va être content quand je vais rentrer.
Petit détail qui tue, les cafards sortent la nuit pour hurler, et pas de la petite blatte, non là c'est du costaud.

Mais je n'en suis pas encore là, cette aprés midi je vais visiter la cathédrale Notre-Dame.


Bon évidemment c'est pas Chartre, mais à l'époque des Croisades, Tartous était une ville très fréquentée , pour son pélerinage à la cathédrale Notre-Dame.
Saint Pierre y aurait célébré sa première messe et elle recelerait un portrait de la Vierge peint par Saint Luc lui même. Ce fut aussi le lieu où le jeune prince Raymond, fils ainé du prince d'Antioche Bohémond IV, fut poignardé en 1213 par des Ismâ'iliens.

 La cathédrale en excellent état de conservation, est un chef d'oeuvre de l'art gothique en Orient.
Elle est aujourd'hui reconvertie en musée.






















Minaret et clocher côte à côte, tout un symbole






























Demain dure journée, direction les châteaux de Masyaf la citadelle des Ismâ'iliens, et retour sur Tartous par celui de Marqab.

A bientôt donc pour de nouvelles aventures.







Par Hugues de Saint Martin
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 19:07

Mardi 29 avril.

Je quitte Palmyre un peu à regret, mais aussi pressé par le temps, si je veux faire tout ce que j'ai prévu il ne faut pas que je m'attarde de trop.

En chemin je croise deux petits enfants qui me lancent des "hello" avec un grand sourire. Je donne à chacun un stylo avec un petit carnet, et là leurs visages s'illuminent, il faut parfois peu de chose pour faire plaisir.
Leur père m'adresse un petit signe de la tête pour me remercier, voilà une journée qui commence bien et je repars le coeur léger.

Direction la gare routiére, ça va il n'y a pas trop de monde.
































Mon Dieu ! Le bus roule mais où est le chauffeur ?































Voyage impec entre Palmyre et Homs, aprés ça se complique un peu, impossible de trouver la gare des microbus indiquée dans le Routard. J'ai pris un taxi et traversé toute la ville pour me rendre à l'autre gare routière, et là un chauffeur de microbus ma proposé de m'emmener, tout un microbus pour moi tout seul, c'est la gloire ... lol

J'arrive au krak et remercie mon chauffeur, et essaye de lui faire comprendre que ce n'est pas la peine de venir me chercher demain.
Je fais le tour du Krak histoire de me faire une première impression, et puis c'est la route pour aller à mon hotel.
Hotel un peu cher, 20 € avec le petit déj, mais une vue unique.

Le Krak dans le soleil couchant vue de ma chambre.
Non mais eh ! Franchement, ça le fais non ?




















Le Krak (Qala'at el-Husn). "Sans doute le mieux conservé et le plus admirable château du monde ..." lawrence d'Arabie 1908

Enfin le voilà, depuis le temps que je l'attendais celui-là, et bien je n'ai pas été déçu. Il était là devant moi, fier et majestueux sur son éperon rocheux.
Même le ciel nuageux semblait lui donner un surcroit de puissance, comme un vaisseaux de pierres au milieu d'une mer houleuse.

Je me suis promené partout bien sûr, et même dans les salles enfouies dans les entrailles de la bête. J'ai suivi les conseils de mon ami Olive, et n'avais pas oublié de prendre une lampe avec moi.

Mais avant de vous faire visiter les lieux, un peu d'histoire et de géographie s'imposent.

Du nord de la Syrie, au plateau du Golan, court une chaine de montagne créant un obstacle quasi infranchissable pour les armées de l'époque. Au milieu de cette chaine montagneuse se trouve un passage nommé "la trouée de Homs", du nom de la ville en façe du dit passage.
Ce passage ayant une haute valeur stratégique, il était indispensable de le controler pour assurer la sécurité de la côte.

L'emplacement du Krak était autrefois occupé par une citadelle Kurde ; son nom de Krak vient d'ailleurs de là : Hosn al-Akrâd (le château des Kurdes).
Le site est une première fois occupé en 1099 par Raymond de Saint-Gilles, lors de sa descente vers Jérusalem.
En 1144, en manque d'hommes, le comte de Tripoli céda la citadelle à l'ordre de l'Hospital.
Le 21 février 1271 ((9 rajab 669), le Sultan al-Malik Az-Zahir Rukn ad-DinBaïbars arrive devant le château.
Le 4 mars (20 rajab) les faubourgs sont occupés.
Le 22 mars (fin du mois de rajab) le montage des machines de guerre est terminé, le bastion est pris d'assault, et il est établit une position d'où le Sultan pouvait tirer à l'arc sur l'ennemi.
Le 31 mars (16 shaban) une brèche est ouverte dans une tour, et les assaillants se rendent maître de la première enceinte. Les hospitaliers se réfugient dans le donjon.
Le Sultan remit alors en liberté tout un groupe de francs et de chrétiens comme oeuvre de charité au nom d'al-Malik as-Said (premier fils de Baïbars).
Le Sultan écrivit alors aux défenseurs de fausses lettres imitant  les formules et le style du comte de Tripoli, et qui leur ordonnaient de se rendre.
Les défenseurs demandèrent de sortir librement, et cela leur fût accordé, à condition que chacun d'eux retourne dans son pays.
Le 7 avril 1271 ( vingt-quatre shaban), les défenseurs quittent le donjon, et le  Sultan Baïbars prend possession de la forterresse.

Maintenant en route pour la visite, si vous voulez bien suivre.

Tout d'abord un petit plan pour vous permettre de mieux vous reperez, et puis on ne sait jamais si vous vous perdez.



La rampe d'accés voutée qui mène à la tour à bossage, et qui aprés un virage en épingle à cheveux, conduit à la deuxième enceinte.
Longue de 80 mètres, la première section était jalonnée de portes, de herses et d'assomoirs.












La deuxième partie de la rampe voutée, voyez les trous de lumière et le puit, le château en compte 21.


La tour à bossage, juste sous la tour sud-est, pour vous donnez une idée des dimensions, vous avez un homme adulte juste devant la porte.
En passant par cette porte on a accés au bain arabe construit à l'époque par des Mameloukes aprés le départ des Croisés.



























Les bains arabes vue depuis la tour carrée (ou tour de Qalaoun).
en fait c'est le dessus des bains, et les trous ronds sont les vestiges des coupoles.
















Et vue de l'interieur






















En continuant à l'intérieur de la première enceinte, on atteint les écuries situées derrière la tour de Qalaoun (ou tour carrée).
elles font 80 mètres de long, une bonne quinzaine de large, sur à peu près 7/8 mètres de hauteur.
Observez les trous de lumière pratiqués dans la voute.

















En sortant des écuries par la petite porte du bas et en prenant les escaliers, on arrive sur une esplanade derrière la tour carrée.
Les écuries font toute la longueur de ce batiment.
De là, on atteint le chemin de ronde avec une chouette vue sur le fossé rempli d'eau.











 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











Le fossé ouest et le chemin de ronde.
























La même chose mais vue depuis la tour du logis du maître.






















En continuant le chemin de ronde vers le nord, nous arrivons à cette tour rectangulaire supportée par trois rangées d'arcades, et qui porte le doux nom de tour de la Princesse.
Même si jamais aucune fille n'y a mis les pieds.













La grande ouverture sombre sur la droite est une poterne située derrière la tour de la Princesse.




















En passant par la porte en haut de l'escalier, nous atteindrons l'enceinte intérieure avec sur notre droite la salle des piliers, et sur notre gauche les magasins.















La salle des piliers, qui servait de dortoir pour les soldats.

















Les magasins avec les jarres (enfin ce qu'il en reste) scellées dans du mortier, où on entreposait les réserves de nourriture.






























Nous voici donc maintenant à l'intérieur de la deuxième enceinte avec la galerie du chapitre, d'un superbe style gothique.


























L'interieur de la galerie.


































La salle des Chevaliers


































Et la grande salle voutée avec les latrines dans le fond à gauche.

































En sortant de la  grande salle voutée on arrive à la chapelle.






























Chapelle relativement petite de 21 mètres de long, composée d'une nef unique à voute en berceau brisé, transformée en mosquée aprés la chute du château. Elle posséde encore sa chaire musulmane.



























En façe de la chapelle, la cour supérieure et la place d'armes.
















D'ici on a accès à la tour sud-est (et au reste d'ailleurs), avec une belle vue sur le village de Hosn et la trouée d'Homs.
















Bon et bien voilà, il me semble que nous avons fait le tour, il ne nous reste plus qu'à retourner à l'hotel en faisant cette fois le tour du château par l'extérieur.

Une tour à droite de la tour carrée.
























Les deux imposantes tours nord, qui assuraient la défense de l'ancienne entrée du château.
















































Une partie des remparts ouest.






















La tour de Baïbars, l'aqueduc qui alimente le fossé, et la tour carrée (ou tour de Qalaoun)





















Une dernière vue d'ensemble, j'espère que la visite vous aura plu, on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures.

Par Hugues de Saint Martin
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 15:52
Avant toute choses, je voudrais commencer en remerciant tous les Syriens que j'ai pu croiser lors de mon voyage. Les remercier pour leur accueil, leur gentillesse et leur hospitalité.

La syrie est un pays merveilleux, où je me suis vraiment senti "trés bien".
Jamais je n'ai ressenti le poids d'un regard ou d'une parole agressive, mais plutôt la chaleur d'un "hello" lancé en riant par les enfants, souligné par leur regard amusé de croiser un touriste seul.

Pourquoi ce voyage ?

A cela deux raisons.
La première et la plus importante surement, la réalisation d'un rêve de gosse. Voir le fameux Krak des Chevaliers.
La deuxième, ma passion pour l'histoire des Croisades, de la création des quatre états latins d'Orient (le comté d'Edesse, le comté deTripoli, la principauté d'Antioche et le royaume de Jérusalem), à la prise de Jérusalem en octobre 1187 par les armées de Saladin, histoire qu'il me plait à étudier plus au travers des échanges entre orient et occident, qu'au travers des récits de batailles et de conquêtes. 

Mais trêve de blabla, et maintenant en route.

Samedi 26 avril.

Le voyage commence bien, enfin façon de parler, puisque aprés une nuit exécrable à l'aéroport, mon avion décolle avec presque une heure de retard dû au fait qu'une personne avait oublier de désactiver l'alarme sur son portable. Résultat, mes bagages n'ont pas suivis à l'escale de Vienne et je me retrouve à Damas sans mon sac.

Arrivé à Damas.

Comme à chaque voyage, je me suis fais avoir par le chaufeur de taxi à l'aéroport, mais ça c'est presque une religion chez moi.

Enfin, ça y est me voilà dans le centre de Damas, mon taxi me dépose à la porte de mon hotel, le "Sultan Hotel". Accueil trés sympa, il n'ont pas reçut mon mail mais ils leur reste des chambres donc tout va bien.
La chambre justement est propre avec tout le confort, clim, douche et toilette c'est le grand luxe.

Je sors faire un petit tour histoire de me mettre un peu dans l'ambiance.

              ,


La première chose que l'on remarque c'est la photo du patron, Bachar el-Assad. En civil ou en uniforme on la retrouve partout mais vraiment partout, affiché en grand dans les rues des villes, en petit sur les murs des maisons, sur les bus, les voitures, les cabines  téléphoniques ... Partout.









Première promenade dans le souk Hamidieh, jusqu'à l'esplanade de la grande mosquée, ou mosquée des Omeyyades.

L'entrée du souk, là je rencontre Abud qui me propose d'aller boire un thé dans son magazin et de me montrer ce qu'il vend.
"Juste pour regarder, pas pour acheter", ben voyons Abud prend moi pour un couillon aussi.
D'ailleurs pendant que nous buvions le thé, son cousin arrive et commence à vouloir marchander.
Comme je n'ai absolument pas l'intention d'acheter aujourd'hui, je promet à Abud de repasser le voir dans 15 jours à la fin de mon voyage.

Une des innombrables petites ruelles du souk.
































L'esplanade de la mosquée avec les vestiges du temple de Jupiter























Un des minarets de la grande mosquée, la tour de de Quait-Bey, du nom du sultan mamelouk qui la fît edifiée en 1488

































Dimanche 27 avril.

Visite du musée archéologique. A l'exterieur, le jardin est un vrai hâvre de paix au milieu du brouhaha incessant de la ville.
C'est frais, calme on s'y attarde volontiers en flanant au milieu des statuts, tombeaux et autres chapiteaux de colonnes antiques, en écoutant les chants des oiseaux.


















La façade monumentale du qasr Al-Heir Al-Gharbi, construit prés de Palmyre en 728 par la dynastie des Ommeyyades, réinstallée à l'entrée du musée.

Ce palais n'était en fait qu'un pavillon de chasse, servant parfois de lieu de rencontre avec les caravaniers et chefs de tribus, pour régler les problèmes politiques.































Récuperation (pas facile) de mes bagages à l'aéroport, heureusement un Syrien ma gentiment accompagné pour me conduire au travers des différents postes de contrôle, jusqu'à mes bagages.

Petite astuce: En sortant de l'aéroport, prendre tout de suite sur votre droite, vous trouverez deux "petites cabanes" blanches. La première est pour une société de taxi (chere), et la deuxième pour les bus (20 fois moins chere que le taxi).
Le bus vous dépose à la gare routière de Baremkeh, à cinq minutes à pieds de la citadelle.

Lundi 28 avril. Palmyre.

Départ lundi matin de bonne heure pour la ville de Palmyre, voyage agréable dans un bus climatisé et c'est tant mieux parcequ'il faisait quand même chaud derrière les fenêtres, ceci dis c'est normal on est dans le desert, ce qui donne des photos surexposées malgré le polarisant.


En arrivant à Palmyre, j'ai rencontré un autre routard Français, Stéphane. facile à reconnaitre, il avait une casquette du PSG. on a tout de suite sympathisés et décidé de faire un bout de chemin ensemble.

Oasis du désert au nord-est de Damas, Palmyre abrite les ruines monumentales d'une grande ville qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique. Au carrefour de plusieurs civilisations, l'art et l'architecture de Palmyre unirent aux Ier et IIe siècles les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.



Le premier temple en venant du musée archéologique, le temple de Baal Shamin, Dieu de l'Orage et des Pluies fertilisantes.

Ce temple aurait été édifié au IIe siècle de notre ère.














L'arc monumentale à l'entrée du site.
Le rebord de chaque côté des colonnes servait de piédestal à une statuts, la colonnade en comptait environ 8000. Ces statuts devaient représenter des hauts dignitaires de la ville.























Une vue de la grande colonnade, mais depuis le camp de Dioclétien, soit à l'opposé de l'arc monumentale.





















Le théatre, qui servais aussi bien pour des représentation théatrale que pour des combats de gladiateurs.




















Vue depuis les gradins du théatre, à gauche et au premier plan le sénat, au milieu dans le fond la citadelle arabe et sur la droite le tétrapyle.


Le tétrapyle, situé à un carefour, là ou la colonnade est légérement coudée.






















Le temple funéraire.


















































                                         
Rencontre avec Omar dans le camp de Dioclétien, son frére lui jettait des pierres à cause d'une histoire de collier cassé (?), il était bien content de nous trouver pour qu'on le protége momentanément.
En arrière plan quelques tombeaux.












Vue du site depuis la tour encore debout du sanctuaire du temple où omar et son frére nous on fais monter.






















La vallée des tombeaux.






















































Le temple de Bel

Bati sur l'emplacement d'un temple bien plus ancien (bronze moyen environ 2000 avant J.C), le temple visible aujourd'hui fût consacré en 32 de notre ère, mais sa construction se poursuivit jusqu'au IIe siècle.
On y adoré plusieurs dieux dont le principal était Bel.
Bel vient de la prononciation du mot babylonien Ba'al, qui signifie "maître suprême", Bel était donc le Dieu des Dieux pour les Palmyréniens, au même titre que Jupiter pour les Romains ou Zeus pour les Grecs.
Le temple fût transformé en église au IVe siècles puis en mosquée.
Le mur nord (à gauche sur la photo) est le seul à être d'origine, le reste de l'enceinte fût édifié par les arabes pour fortifié le site.
Tout les trous que vous pouvez voir dans les murs étaient autrfoiscomblés par des tenons en cuivre (un systéme antisismique), jusqu'à ce que les Ottomans ne les prennent pour se faire des munitions.

L'entrée fortifiée.





























































Le temple proprement dit.































En regardant la taille de la personne assise entre les colonnes, on imagine la taille de ces dernières (énormes)





























































L'oasis au delà des murs.




























































































Vue d'ensemble depuis la citadelle, alors que le soleil se couche sur le site.































La citadelle de Fakhr-ed-Din, construite au XIIe siècle sous la dynastie ayyubide, ne présente pour seul intérêt que la vue qu'elle offe sur le site et l'oasis.
De par son architecture ou son histoire, elle ne vaut pas vraiment le déplacement, mais pour 1.10 € l'entrée, se serait bête de ne pas y faire un tour, ne serait-ce que pour la vue.

















































Le soir en nous promenant dans les petites rues de la ville, nous avons fait la connaissance de Mahmoud qui nous a invité à prendre le thé chez lui.
Il nous à présenté tout sa petite famille, et notamment le petit dernier.
Nous avons passé un moment vraiment trés agréable en sa compagnie, et nous l'avons quitté ému par tant de gentillesse et d'hospitalité.

















Prochain épisode : De Palmyre au Krak des Chevaliers.
Par Hugues de Saint Martin
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