De Damas à Palmyre
La syrie est un pays merveilleux, où je me suis vraiment senti "trés bien".
Jamais je n'ai ressenti le poids d'un regard ou d'une parole agressive, mais plutôt la chaleur d'un "hello" lancé en riant par les enfants, souligné par leur regard amusé de croiser un touriste seul.
Pourquoi ce voyage ?
A cela deux raisons.
La première et la plus importante surement, la réalisation d'un rêve de gosse. Voir le fameux Krak des Chevaliers.
La deuxième, ma passion pour l'histoire des Croisades, de la création des quatre états latins d'Orient (le comté d'Edesse, le comté deTripoli, la principauté d'Antioche et le royaume de Jérusalem), à la prise de Jérusalem en octobre 1187 par les armées de Saladin, histoire qu'il me plait à étudier plus au travers des échanges entre orient et occident, qu'au travers des récits de batailles et de conquêtes.
Mais trêve de blabla, et maintenant en route.
Samedi 26 avril.
Le voyage commence bien, enfin façon de parler, puisque aprés une nuit exécrable à l'aéroport, mon avion décolle avec presque une heure de retard dû au fait qu'une personne avait oublier de désactiver l'alarme sur son portable. Résultat, mes bagages n'ont pas suivis à l'escale de Vienne et je me retrouve à Damas sans mon sac.
Arrivé à Damas.
Comme à chaque voyage, je me suis fais avoir par le chaufeur de taxi à l'aéroport, mais ça c'est presque une religion chez moi.
Enfin, ça y est me voilà dans le centre de Damas, mon taxi me dépose à la porte de mon hotel, le "Sultan Hotel". Accueil trés sympa, il n'ont pas reçut mon mail mais ils leur reste des chambres donc tout va bien.
La chambre justement est propre avec tout le confort, clim, douche et toilette c'est le grand luxe.
Je sors faire un petit tour histoire de me mettre un peu dans l'ambiance.
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La première chose que l'on remarque c'est la photo du patron, Bachar el-Assad. En civil ou en uniforme on la retrouve partout mais vraiment partout, affiché en grand dans les rues des villes, en petit sur les murs des maisons, sur les bus, les voitures, les cabines téléphoniques ... Partout.
Première promenade dans le souk Hamidieh, jusqu'à l'esplanade de la grande mosquée, ou mosquée des Omeyyades.

L'entrée du souk, là je rencontre Abud qui me propose d'aller boire un thé dans son magazin et de me montrer ce qu'il vend.
"Juste pour regarder, pas pour acheter", ben voyons Abud prend moi pour un couillon aussi.
D'ailleurs pendant que nous buvions le thé, son cousin arrive et commence à vouloir marchander.
Comme je n'ai absolument pas l'intention d'acheter aujourd'hui, je promet à Abud de repasser le voir dans 15 jours à la fin de mon voyage.

Une des innombrables petites ruelles du souk.
L'esplanade de la mosquée avec les vestiges du temple de Jupiter
Un des minarets de la grande mosquée, la tour de de Quait-Bey, du nom du sultan mamelouk qui la fît edifiée en 1488
Dimanche 27 avril.
Visite du musée archéologique. A l'exterieur, le jardin est un vrai hâvre de paix au milieu du brouhaha incessant de la ville.
C'est frais, calme on s'y attarde volontiers en flanant au milieu des statuts, tombeaux et autres chapiteaux de colonnes antiques, en écoutant les chants des oiseaux.


La façade monumentale du qasr Al-Heir Al-Gharbi, construit prés de Palmyre en 728 par la dynastie des Ommeyyades, réinstallée à l'entrée du musée.
Ce palais n'était en fait qu'un pavillon de chasse, servant parfois de lieu de rencontre avec les caravaniers et chefs de tribus, pour régler les problèmes politiques.Récuperation (pas facile) de mes bagages à l'aéroport, heureusement un Syrien ma gentiment accompagné pour me conduire au travers des différents postes de contrôle, jusqu'à mes bagages.
Petite astuce: En sortant de l'aéroport, prendre tout de suite sur votre droite, vous trouverez deux "petites cabanes" blanches. La première est pour une société de taxi (chere), et la deuxième pour les bus (20 fois moins chere que le taxi).
Le bus vous dépose à la gare routière de Baremkeh, à cinq minutes à pieds de la citadelle.
Lundi 28 avril. Palmyre.
Départ lundi matin de bonne heure pour la ville de Palmyre, voyage agréable dans un bus climatisé et c'est tant mieux parcequ'il faisait quand même chaud derrière les fenêtres, ceci dis c'est normal on est dans le desert, ce qui donne des photos surexposées malgré le polarisant.

En arrivant à Palmyre, j'ai rencontré un autre routard Français, Stéphane. facile à reconnaitre, il avait une casquette du PSG. on a tout de suite sympathisés et décidé de faire un bout de chemin ensemble.
Oasis du désert au nord-est de Damas, Palmyre abrite les ruines monumentales d'une grande ville qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique. Au carrefour de plusieurs civilisations, l'art et l'architecture de Palmyre unirent aux Ier et IIe siècles les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse.

Le premier temple en venant du musée archéologique, le temple de Baal Shamin, Dieu de l'Orage et des Pluies fertilisantes.
Ce temple aurait été édifié au IIe siècle de notre ère.

L'arc monumentale à l'entrée du site.
Le rebord de chaque côté des colonnes servait de piédestal à une statuts, la colonnade en comptait environ 8000. Ces statuts devaient représenter des hauts dignitaires de la ville.


Une vue de la grande colonnade, mais depuis le camp de Dioclétien, soit à l'opposé de l'arc monumentale.

Le théatre, qui servais aussi bien pour des représentation théatrale que pour des combats de gladiateurs.

Vue depuis les gradins du théatre, à gauche et au premier plan le sénat, au milieu dans le fond la citadelle arabe et sur la droite le tétrapyle.

Le tétrapyle, situé à un carefour, là ou la colonnade est légérement coudée.

Le temple funéraire.

Rencontre avec Omar dans le camp de Dioclétien, son frére lui jettait des pierres à cause d'une histoire de collier cassé (?), il était bien content de nous trouver pour qu'on le protége momentanément.
En arrière plan quelques tombeaux.

Vue du site depuis la tour encore debout du sanctuaire du temple où omar et son frére nous on fais monter.

La vallée des tombeaux.

Le temple de Bel
Bati sur l'emplacement d'un temple bien plus ancien (bronze moyen environ 2000 avant J.C), le temple visible aujourd'hui fût consacré en 32 de notre ère, mais sa construction se poursuivit jusqu'au IIe siècle.
On y adoré plusieurs dieux dont le principal était Bel.
Bel vient de la prononciation du mot babylonien Ba'al, qui signifie "maître suprême", Bel était donc le Dieu des Dieux pour les Palmyréniens, au même titre que Jupiter pour les Romains ou Zeus pour les Grecs.
Le temple fût transformé en église au IVe siècles puis en mosquée.
Le mur nord (à gauche sur la photo) est le seul à être d'origine, le reste de l'enceinte fût édifié par les arabes pour fortifié le site.
Tout les trous que vous pouvez voir dans les murs étaient autrfoiscomblés par des tenons en cuivre (un systéme antisismique), jusqu'à ce que les Ottomans ne les prennent pour se faire des munitions.


Le temple proprement dit.

En regardant la taille de la personne assise entre les colonnes, on imagine la taille de ces dernières (énormes)


L'oasis au delà des murs.


Vue d'ensemble depuis la citadelle, alors que le soleil se couche sur le site.

La citadelle de Fakhr-ed-Din, construite au XIIe siècle sous la dynastie ayyubide, ne présente pour seul intérêt que la vue qu'elle offe sur le site et l'oasis.
De par son architecture ou son histoire, elle ne vaut pas vraiment le déplacement, mais pour 1.10 € l'entrée, se serait bête de ne pas y faire un tour, ne serait-ce que pour la vue.



Le soir en nous promenant dans les petites rues de la ville, nous avons fait la connaissance de Mahmoud qui nous a invité à prendre le thé chez lui.
Il nous à présenté tout sa petite famille, et notamment le petit dernier.
Nous avons passé un moment vraiment trés agréable en sa compagnie, et nous l'avons quitté ému par tant de gentillesse et d'hospitalité.


Prochain épisode : De Palmyre au Krak des Chevaliers.